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Bébé phoque

Brigitte Bardot, embarrassante pionnière de la cause animale

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Morte ce dimanche 28 décembre à 91 ans, l’actrice avait tout plaqué en 1973 pour se consacrer aux animaux. Un engagement alors rarissime, et souvent moqué, qu’elle poursuivra jusqu’au bout, saillies racistes comprises.

Brigitte Bardot sur le plateau du journal d'Antenne 2 contre le massacre des bébés phoques, à Paris, le 22 mars 1977. (Bertrand LAFORET//GAMMA)
Publié le 28/12/2025 à 11h01

L’anecdote ne manque pas de sel : durant le tournage de ce qui sera son dernier film, (l’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise de Nina Companeez), en Dordogne, à l’été 1973, Brigitte Bardot rencontre une paysanne tenant une chevrette au bout d’une corde. La vieille femme lui raconte que l’animal est voué à finir bientôt en méchoui. BB rachète illico la chèvre et l’embarque. La biquette dormira le soir même dans un hôtel de Sarlat, avec la star.

Ce sauvetage marque le lancement de sa nouvelle vie : Bardot a décidé de tourner le dos aux plateaux et d’embrasser la cause animale. Elle a 38 ans et ne variera plus d’un pouce. A l’époque, le destin réservé «aux bêtes» ne passionne guère que les bénévoles de la SPA. L’engagement de l’actrice, jugé futile et peu sexy, suscite moqueries et ricanements. Elle s’en balance. Elle dira plus tard : «J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes, je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux.»

Contre l’abattage rituel

Bardot s’en va t-en guerre et milite sur tous les fronts : vivisection, abandons, chasse, fourrure, gavage, commerce de l’ivoire, importation de peaux de chats et de chiens, exploitation d’animaux pour des spectacles, corrida, maltraitance… 1977 sera pour elle une année héroïque :

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