Tous les articles du Libé des animaux, en kiosque les 24 et 25 décembre, sont à lire ici.
Il est à peine 9 heures en ce début de mois d’octobre et le thermomètre approche les 30 degrés dans le parc de la Savane, à Fort-de-France. Fabrice, Kensley et Joël avancent doucement sur la grande étendue d’herbe en scrutant les alentours. Ils n’ont pas fait dix mètres qu’ils aperçoivent déjà un iguane rayé (aussi appelé iguane commun) qui se languit au soleil. Kensley déploie sa canne à pêche au bout de laquelle l’hameçon a été remplacé par un simple nœud coulant. En se tenant à distance, l’Haïtien de 24 ans fait passer délicatement la tête de l’animal à l’intérieur de la boucle, puis il tire d’un coup sec. Suspendu à un bon mètre du sol, l’iguane se débat dans tous les sens. Les mains gantées, les trois hommes l’attrapent, prennent soin de lui bloquer la queue et les pattes, et le déposent dans un grand sac en tissu. Puis ils répètent l’opération à la vue d’un autre reptile perché dans un arbre.
En une petite heure, cinq iguanes, tous mesurant au moins 1,5 m, sont attrapés sous le regard interloqué des promeneurs matinaux. Il en reste au moins le double, allongés 20 mètres plus haut sur les murailles du fort militaire Saint-Louis et hors d’atteinte des cannes à pêche.
«Mon record c’est 19 en un jour»
Employés par une société privée de lutte contre les nuisibles (rats, termites…), Fabrice, Kensley et Joël se cons




