Son épaisse fourrure rousse tranche parfois dans les champs et les lotissements. Mais sa furtive silhouette mi-chat mi-chien ne s’observe qu’armé de patience et d’un peu de chance, à la nuit tombée. Le très discret renard roux, installé partout en France, est pourtant considéré comme un «nuisible», au même titre que le corbeau et la fouine. Un statut hérité du XXe siècle où Vulpes vulpes, de son nom scientifique, était ramené à sa prétendue fourberie et à sa réputation de terrible croqueur de poules et porteur de maladies. Mais le malicieux goupil s’est révélé être un allié de la bonne santé des écosystèmes, incitant sept associations de protection de l’environnement (1) à prêcher son retrait de la liste des «espèces susceptibles d’occasionner des dégâts» (Esod), via, notamment, le dépôt fin 2025 d’
Biodiversité
Le renard roux, un «nuisible» massivement tué malgré un rôle écologique davantage reconnu
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En parallèle d’une pétition déposée à l’Assemblée nationale par sept associations, des actions sont prévues fin janvier pour «stopper le massacre injustifié» de l’animal, qui rend pourtant des services à la nature et aux humains. Son statut doit être révisé cette année.
D’après les rares données transmises par l’Office français de la biodiversité (OFB), 388 078 renards ont été abattus lors de la saison 2023-2024, un chiffre possiblement sous-estimé. (Jean Mayet/Bios. AFP)
Publié le 17/01/2026 à 8h29
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