Menu
Libération
Justice

Maltraitance animale : des saignées par cisaillement, des bovins découpés vivants... l’activité de l’abattoir de Meaux suspendue par la préfecture

Après la publication d’une vidéo par L214, la préfecture de Seine-et-Marne a publié un arrêté imposant l’arrêt de l’activité de l’établissement.

Capture d'écran de la vidéo de L214. (Capture d'écran/L214)
Publié le 24/05/2025 à 16h08

La suspension après les révélations. La préfecture de Seine-et-Marne a publié vendredi 23 mai un arrêté suspendant l’activité de l’abattoir de Meaux après la diffusion jeudi d’une vidéo par l’association L214 montrant «des mauvais traitements à l’origine de souffrances évitables» causées aux animaux.

Sur les images, résume la préfecture : «Une perte de maîtrise des conditions d’amenée, d’immobilisation, de saignée, d’abattage et de hissage des animaux des espèces ovine et bovine.» Il est également signalé l’utilisation d’équipements non adaptés aux gabarits de certaines bêtes qui «contribuent aux mauvais traitements».

L’activité ne pourra reprendre dans cet abattoir qu’une fois que tous les employés travaillant au contact des animaux vivants auront suivi «une nouvelle session de formation à la protection animale» et que la maîtrise de l’activité y sera constatée par la direction départementale de la protection des populations. Il est également exigé la mise en place de matériels adaptés aux gabarits des animaux.

Suspension et plainte

Jeudi, l’association de défense des animaux avait publié une vidéo compilant des images tournées entre le 10 mars et le 1er avril 2025 dans cet abattoir spécialisé dans l’abattage rituel halal de moutons et de bovins, dénonçant une situation «chaotique». L214, qui demande la fermeture de l’abattoir, décrivait également des saignées qui se font «par cisaillements», des animaux suspendus «systématiquement encore sensibles et conscients», ainsi que des bovins «parfois découpés encore vivants».

Le lendemain, le certificateur halal AVS a annoncé «suspendre» ses activités dans l’établissement, reconnaissant : «Les images présentées sont choquantes et les faits révélés doivent être fermement condamnés.» A cette suspension vient s’ajouter une plainte, déposée par L214 auprès du procureur de Melun pour cruauté, sévices graves et mauvais traitements.

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique