Un rapport d’expertise pour alerter. Un document, révélé ce lundi 16 février par TF1, souligne le danger qui pèse sur les orques de Marineland, enfermées dans leurs bassins en décrépitude à Antibes (Alpes-Maritimes). Une réunion sur leur avenir doit se tenir ce lundi entre le ministère de la Transition écologique, la direction du parc et les associations de défense des animaux.
Reportage
Dans ce rapport, les deux vétérinaires – mandatés par la justice à la demande de l’ONG Sea Shepherd – assurent que l’état de santé des deux orques et des douze dauphins qui restent encore dans le parc fermé depuis plus d’un an est compatible tant avec leur maintien sur place qu’avec un transfert. En revanche, ils notent que le complexe de cinq bassins où évoluent Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans), construit en 2001, présente une «dégradation structurelle avancée».
Risque d’effondrement
Ces bassins restent fonctionnels grâce à des travaux de maintenance, mais ils sont fragilisés par les mouvements du sous-sol et risquent un effondrement généralisé à tout moment. Dans ce cas, faute de pouvoir transférer en urgence les orques vers un autre bassin, et en l’absence de matériel et de personnel adéquats en permanence sur place, la seule solution serait de les euthanasier.
De plus, les vétérinaires rappellent que les orques sont des animaux sociaux qui ont besoin de vivre en groupe. Avant la loi de 2021 interdisant, à terme, le maintien de cétacés en captivité en France, la réglementation imposait qu’ils soient au moins trois.
Transfert vers le Canada
La direction du parc réclame depuis plus d’un an de pouvoir les déplacer vers un autre parc. Le ministère de la Transition écologique avait refusé le transfert vers le Japon puis assuré que les autorités espagnoles refusaient de les accueillir dans un parc à Tenerife.
En décembre, le ministre Mathieu Lefèvre a relancé l’hypothèse d’un transfert vers un sanctuaire en Nouvelle-Ecosse, au Canada, mais celui-ci n’est encore qu’en projet et la préparation des orques, nées à Antibes, pour la semi-liberté dans les eaux canadiennes risque de prendre du temps.
Par ailleurs, le rapport conclut que les douze dauphins du parc sont en groupe suffisant et dans des bassins assez corrects pour pouvoir rester sur place, ce qui favorise le projet d’une structure d’accueil au ZooPark de Beauval, malgré l’opposition de nombreuses ONG.




