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C’est la première fois qu’elle revient sur place après cette «ignominie». Les affiches alertant sur «plusieurs cas d’empoisonnements», représentant un chien accolé à une tête de mort, donnent le ton. En franchissant, en cette fin novembre, l’entrée de cet «endroit maudit», ce parc départemental dont une partie se situe à La Colle-sur-Loup (Alpes-Maritimes), Gwendoline Guarnieri tente de dissimuler quelques larmes derrière ses lunettes de soleil.
La propriétaire d’Utah, jeune croisée berger australien de 2 ans, revit chaque instant de ce 30 mai 2025 : son chien qui se jette sur un tas de feuilles, qui «dévore quelque chose», puis se met à baver, les yeux dans le vide et la langue qui bleuit. «Elle s’est écroulée et ne s’est plus jamais relevée. On l’a vue mourir sous nos yeux. Ça a été d’une violence inouïe», détaille la quinquagénaire, tout en noir. Utah, «son troisième enfant», est immédiatement transportée jusqu’à la clinique vétérinaire voisine. Mais «c’est déjà trop tard». La famille est «sonnée». Et se demande qui sont ces «fous furieux» qui ont empoisonné leur chien.
Une «volonté de tuer»
Le cas d’Utah n’est pas isolé. A travers la France, les affaires d’empoisonnements d’animaux de compagni




