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Reportage

«Si on ne fait rien, les animaux vont mourir ici» : au Marineland fantôme d’Antibes, orques et dauphins toujours entre deux eaux

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Un an après la fermeture au public du plus grand parc marin d’Europe, le 5 janvier 2025, les derniers cétacés qui y vivent dans des bassins délabrés sont bloqués, aucune solution de transfert ne se profilant à court terme.

Publicité du parc Marineland à Antibes, avant sa fermeture définitive le 5 janvier 2025. (Frederic Dides/Frederic Dides)
ParMathilde Frénois
correspondante à Nice
Publié le 05/01/2026 à 6h00

On croirait assister à un ballet. Les deux orques dressent leur tête hors de l’eau dans un mouvement quasi chorégraphique, avant de se laisser glisser sous la surface avec la même synchronicité. Comme si elles saluaient leurs visiteurs. Là, un aileron apparaît lentement. Ici, l’arrondi de leur tête ressurgit. Ce dernier mardi de décembre 2025, on vient d’arriver au bord du bassin de Wikie et Keijo, mère et fils orques pensionnaires du Marineland à Antibes (Alpes-Maritimes). Les spectateurs applaudiraient ce petit show. Mais il ne reste plus personne dans les gradins pour s’attendrir des coucous en tempo et s’émerveiller des saltos à gogo. Le plus grand parc marin d’Europe a fermé au public il y a un an, le 5 janvier 2025, anticipant l’interdiction par la loi des spectacles de cétacés à partir du 2 décembre 2026. Mais deux orques et douze dauphins sont toujours bloqués à Marineland. Des cétacés plongés dans les abîmes des tergiversations administratives et des polémiques médiatiques. Leur transfert est désormais «une urgence», selon le directeur Pascal Picot, qui fait visiter les lieux à Libération : «Si on ne fait rien, les animaux vont mourir ici.»

Délabrement

Qu’il semble loin, le temps des spectacles. Wikie et Keijo baignent dans une structure en décomposition. «Le bas

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