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Drame

Antarctique : le corps du plongeur français disparu retrouvé sous la glace

Le corps de Gérald Malaussena a été retrouvé jeudi 22 janvier. L’agent de l’Institut polaire français Paul-Emile-Victor avait disparu sous la glace il y a une dizaine de jours, lors d’une mission de plongée en Terre-Adélie.

Le corps du plongeur Gérald Malaussena a été retrouvé jeudi 22 janvier 2026 près de la station scientifique française Dumont-d’Urville, en Antarctique. (Guillaume Pepy/Hans Lucas. AFP)
Publié le 23/01/2026 à 17h19

Le plongeur français Gérald Malaussena avait disparu le 13 janvier près de la station scientifique française Dumont-d’Urville, en Antarctique. Son corps a été retrouvé jeudi, annonce ce vendredi 23 janvier l’Institut polaire Paul-Emile-Victor (Ipev), gestionnaire de la station.

Originaire de Marseille et habitant dans la Drôme, le technicien et plongeur professionnel de 45 ans avait disparu lors d’une mission de contrôle d’un instrument scientifique sous la glace, près de la côte de la Terre-Adélie. La plongée était «programmée», avait précisé l’Ipev.

«Le protocole de sécurité lié aux plongées avait été mis en place, et les opérations de recherche ont été engagées sans délai», a détaillé l’Institut. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Saint-Pierre de La Réunion sur les circonstances de cette disparition.

Une enquête préliminaire ouverte

Pour retrouver le Français, la banquise a été percée «en de nombreux points selon un quadrillage» et une caméra a été utilisée pour examiner la colonne d’eau sous la banquise, décrivent l’Ipev et les Terres australes et antarctiques françaises dans un communiqué. Un sondeur capable de détecter la présence de métal sous la surface, et donc du matériel de plongée, a également été utilisé.

Cinq agents de la garde côtière des Etats-Unis ont participé aux recherches avec deux sous-marins opérés à distance. L’un des deux, équipé d’un sonar capable de détecter la présence de métal à longue distance, a permis de découvrir le corps, à 300 mètres de la côte.

«Les pensées des Terres australes et antarctiques françaises et de l’Institut polaire français vont en premier lieu à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de ses collègues, profondément affectés par ce drame», poursuivent les deux instances.

Station ouverte en 1956, Dumont-d’Urville est une plateforme d’observation de la biodiversité, de l’atmosphère, de la calotte glaciaire et de la géophysique de la planète. Soutien logistique à la recherche française, l’Ipev, qui est basé à Plouzané, près de Brest, permet chaque année à 320 scientifiques de mener leurs travaux sur les pôles.

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