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Inondations

Avec une amorce de «lente» décrue, l’ouest de la France fait sa rentrée des classes

Loire-Atlantique, Charente-Maritime et Maine-et-Loire restent en vigilance rouge, mais les cours d’eau ont commencé à baisser, ce qui permet à la plupart des écoles de la zone A d’ouvrir ce lundi.

A Angers, le 22 février. (Jean-François Monier/AFP)
Publié aujourd'hui à 7h43

Les cours d’eau, en situation de crues exceptionnelles sur la façade ouest du pays depuis plus d’une semaine, ont commencé à baisser lentement durant le week-end, permettant aux écoliers de la zone A (où se trouvent notamment la Gironde et le Lot-et-Garonne), qui terminaient leurs vacandes d’hiver dimanche, d’envisager une rentrée presque normale après les vacances d’hiver. La Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire restent lundi en vigilance rouge, et trois autres départements de l’Ouest – la Sarthe, la Vendée et la Charente – sont maintenus en orange par Météo-France.

Dans le Maine-et-Loire, «la décrue débute lentement», a rappelé dimanche la préfecture. A Angers, où la concomitance de crues sur plusieurs cours d’eau en amont a fait monter la Maine jusqu’à 6,39 mètres durant le week-end, l’eau est redescendue de quelques centimètres dimanche et devrait continuer à refluer lentement les jours suivants, selon les prévisions de Vigicrues. En aval, la Loire est aussi placée en vigilance rouge, des alentours de Saumur jusqu’à Ancenis. Vers Saumur, la décrue a débuté dimanche «mais restera relativement lente».

Ramassage scolaire en 4×4

En Nouvelle-Aquitaine, où trois départements ont subi, durant les vacances scolaires d’hiver, les crues successives de la Garonne, puis de la Charente, les cours d’eau sont en «décrue généralisée» ou à un niveau «stabilisé», selon l’institut prévisionnel. Les autorités prévoient ainsi une rentrée scolaire de la Zone A quasi «normale» et «dans les meilleures conditions» lundi.

A Saintes, où la Charente s’est approchée de son record de 1982, trois écoles aux accès détrempés ont été transférées dans des établissements voisins. Les enfants seront placés toute la semaine dans des classes annexes, en gardant les équipes pédagogiques habituelles, «sans surnombre», assure Véronique Cambon, adjointe au maire chargée des affaires scolaires. «L’important, avec cette période de stress, c’est de rassurer les élèves en gardant leurs repères et leurs enseignants habituels. La distance en plus demande un effort d’adaptation aux familles, mais surmontable et totalement transitoire», ajoute l’élue.

A Courcoury, une commune charentaise cernée par les eaux, trois 4×4 de la gendarmerie, habituellement dédiés au transport de troupes, vont participer au ramassage scolaire toute la semaine, en acheminant hors des routes inondées les collégiens et lycéens vers leurs bus habituels. «Ça les fait partir une demi-heure plus tôt que d’habitude» mais «les 4×4 de la gendarmerie nous simplifient la vie et c’est tout de même beaucoup mieux au niveau sécuritaire», se félicite le maire, Eric Bigot.

«Nettoyage et collecte des déchets»

En Gironde, où la Garonne est redescendue en vigilance jaune dimanche soir, «on aura zéro école les pieds dans l’eau, et les petits dégâts de la tempête [Pedro] ont été réparés. Tout sera opérationnel lundi», se réjouissait durant le week-end Camille Da Silva, directrice de cabinet de l’académie. A Sainte-Croix-du-Mont, dans le sud du département, où le réseau d’eau potable est en réparation après avoir été «fortement perturbé» par les crues, la mairie a entreposé deux palettes de bouteilles d’eau dans l’école du village et coupé les robinets. «On voit la petite lumière au loin parce qu’il y a une décrue importante. Tout va rentrer dans l’ordre niveau circulation. Maintenant, l’heure est au nettoyage et à la collecte des déchets», explique son maire, Michel Latapy.

Dans le Lot-et-Garonne, seules deux écoles inondées durant les vacances seront transférées dans les communes voisines, sans fermeture, ont indiqué le rectorat et l’Académie.

Selon les scientifiques du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), les précipitations vont devenir plus fréquentes et plus intenses en raison de l’évolution du climat, ce qui augmentera les inondations au niveau local. L’imperméabilisation des sols et la suppression des haies, fossés, zones humides, pour privilégier les grandes cultures agricoles, peuvent en outre aggraver leurs conséquences.

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