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Le pêcheur Christopher Quéméner à bord du «Kiosga» au large du Croisic, le 2 juin 2025.Le pêcheur Christopher Quéméner à bord du «Kiosga» au large du Croisic, le 2 juin 2025. (Theophile Trossat/Libération)
Le Libé des océans

A Saint-Nazaire, les éoliennes en mer donnent de l’énergie à la biodiversité

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Depuis l’installation du parc éolien offshore au large de la Loire-Atlantique en 2022, le premier du genre en France, pêcheurs et scientifiques n’observent pas d’impact négatif sur la vie aquatique, la faune profitant même des structures métalliques comme d’un récif corallien.
publié le 6 juin 2025 à 6h04

A l’occasion de la conférence des Nations unies sur l’océan (Unoc3), qui se tient à Nice à partir du 9 juin, retrouvez tous les articles du Libé des océans, en kiosque le 6 juin, dans notre dossier.

Un peu moins de trente minutes après avoir quitté Le Croisic (Loire-Atlantique), alors qu’on ne distingue plus qu’à peine le sud de la presqu’île de Guérande, Christopher Quéméner commence à faire ralentir Kiosga. Autour du catamaran de 9,60 m, d’immenses éoliennes font tournoyer leurs pales dans le ciel d’un bleu aussi éclatant que l’océan. Kiosga fait moins de 25 m, le pêcheur peut venir œuvrer ici. Il énumère les espèces qu’il attrape avec ses 10 lignes de 80 hameçons chacune : lieu jaune, bar, merlan, mais on trouve aussi dans ces eaux soles, langoustines, homards, araignées ou saint-jacques…

Quand on lui demande ce qui a changé avec l’irruption en 2022 des 80 monopieux en acier qui allaient servir de fondation aux éoliennes qui émergent désormais à 175 m au-dessus du niveau des flots, il reste tranquille : «Tout ce qui se passe en mer est une inquiétude pour nous, même si, pour ce qui est de la

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