C’est une mauvaise nouvelle pour les défenseurs de l’environnement et les nombreux opposants au projet contesté d’autoroute entre Castres et Toulouse, devenu un emblème national des luttes écologiques. Et, à l’inverse, une victoire pour l’Etat et la majorité des élus locaux désireux de désenclaver le sud du Tarn, qui soutiennent ardemment cette liaison de 53 kilomètres avec la Haute-Garonne.
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Moins de trois ans après les premiers coups de pioche, malgré maints rebondissements judiciaires et alors même que toutes les procédures ne sont pas clôturées, la pose du revêtement de l’A69 a commencé, annonce ce jeudi 22 janvier son maître d’œuvre et futur concessionnaire, Atosca. «On a fraîchement démarré», se félicite Walter Guyonvarch, qui supervise les travaux. Son équipe – 850 personnes et 350 engins travaillent sur le chantier – estime possible d’achever de poser les quelque 500 000 tonnes de revêtement au cours de l’été.
Travaux suspendus dans plusieurs zones
Objectif, que tout soit prêt pour la mise en service prévue en octobre. «Il nous faut avoir appliqué l’enrobé, au minimum deux mois avant l’ouverture», ajoute-t-il. Ce jeudi, le directeur général d’Atosca, Martial Gerlinger, assure que 90 % des terrassements et 97 % des ouvrages d’art ont été réalisés.
Certes, le 12 janvier, le tribunal judiciaire de Toulouse a ordonné à Atosca de suspendre les travaux dans plusieurs zones voisines de l’autoroute sur lesquelles il entreposait du matériel sans autorisation. Mais la phase finale de la construction de l’autoroute peut se poursuivre, en vertu d’une décision de la cour administrative d’appel de Toulouse du 30 décembre. Cet arrêt, le plus important de toute cette bataille judiciaire, a validé l’autorisation environnementale (annulée en première instance), donnant son feu vert à la poursuite du chantier. Malgré ce revers, les opposants ont annoncé se pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat.




