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Accord autour de l’armement des policiers de l’environnement : la fausse annonce de Matignon

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Ce vendredi 15 mars, les services du Premier ministre ont prétendu que d’intenses négociations entre l’Office français de la biodiversité et les Chambres d’agriculture avaient abouti, excluant tout désarmement des inspecteurs. Une affirmation censée apaiser les associations environnementales qui est fausse.

A Nevers le 27 février, les agriculteurs manifestent devant les locaux de l'Office français de la biodiversité pour demander le désarmement de la police de l'environnement. (Frederic Moreau/Hans Lucas.AFP)
Publié le 15/03/2024 à 20h22

Matignon se serait-il un peu trop avancé pour rassurer les défenseurs de l’environnement échauffés par les récents renoncements de l’exécutif ? Jeudi soir, lors d’une rencontre avec les principales associations écologistes – la première depuis le début sa nomination – le Premier ministre, Gabriel Attal, s’est félicité d’avoir tenu bon face aux velléités de désarmer les policiers de l’environnement de l’Office français de la biodiversité (OFB). Il s’agit pourtant d’une des 120 revendications portées par la FNSEA, syndicat agricole majoritaire, à laquelle le Premier ministre avait lui-même donné du crédit durant la crise paysanne. «Est-ce qu’il faut vraiment venir armé quand on vient contrôler une haie ?» s’était-il interrogé le 24 janvier, lors d’un déplacement en Haute-Garonne pour éteindre la contestation. Une petite phrase qui a sonné comme un désaveu de l’Etat envers les agents chargés de vérifier le respect des normes environnementales. Et qui témoigne d’une méconnaissance des nombreuses, et parfois dangereuses, missions de l’OFB, comme le l’a rappelé dans un entretien à Libé l’un de ses hauts responsables, Loïc Obled.

Ce vendredi 15 mars, lors d’un point presse consacré à la rencontre de la veille avec les associations écologiste

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