Cet article est tiré du Libé spécial auteur·es jeunesse. Pour la septième année, Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse pour le Salon du livre de Montreuil qui ouvre ses portes le 26 novembre. Retrouvez tous les articles ici.
Et si chaque sol pouvait (re) devenir forêt en un temps record ? C’est le pari audacieux de la méthode Miyawaki qui permet la poussée rapide de micro-forêts en zone urbaine et périurbaine. 1970, université de Yokohama à Tokyo. Le botaniste japonais Akira Miyawaki (1928-2021) cherche une manière efficace de reforester des sites endommagés, dénués d’arbres depuis très longtemps. Inspiré par les travaux de Reinhold Tuxen, il étudie la végétation naturelle potentielle (VNP), autrement dit la végétation qui se développerait spontanément hors de toute intervention humaine. Il cartographie les espèces forestières du Japon, analyse leurs particularités et s’intéresse surtout aux indigènes, natives du territoire. Sa conclusion est simple : pour restaurer rapidement un écosystème forestier, il faut planter des essences locales, adaptées au climat et au sol, plutôt que des espèces exotiques.
Règles d’or
A contre-courant des plantations conventionnelles alignées, espacées et homogènes, Akira Miyawaki propose une méthode pionnière. Le principe : planter serré, varié et local pour donner un coup de




