«Oh la vache ! Les amis je suis obligé de me mettre à la barre y’a de la sargasse partout, partout, partout… C’est complètement taré.» Fin novembre, le skipper Guirec Soudée s’est aventuré dans l’un des passages les plus corsés du Vendée Globe : le «pot au noir». Chaleur suffocante, puissants orages et grains violents malgré un ciel clair sont le lot de cette zone «maudite» autour de l’équateur où convergent les alizés des deux hémisphères. Depuis quelques années, une étrange algue brune, autrefois cantonnée à la mer éponyme dans l’Atlantique nord, mène la vie dure aux navigateurs de la course en solitaire. «J’ai de la sargasse dans les safrans, dans la quille, dans la dérive… Il va falloir que j’arrête complètement le bateau», s’époumone le Breton dans une vidéo postée sur Instagram alors que son monocoque ralentit en s’enfonçant dans des flots couleur cuivre.
Fléau sanitaire
Algues sargasses en Guadeloupe et en Martinique : «Mais comment font les gens pour vivre à proximité ?»
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Alors que les chercheurs explorent les mécanismes à l’origine de la prolifération de ces algues qui ont migré du triangle des Bermudes aux Antilles françaises, les gaz nocifs qu’elles dégagent menacent la santé des habitants, l’environnement et le tourisme. Le phénomène pourrait être classé catastrophe naturelle.
Ramassage de sargasses sur le port de Saint-Felix au Gosier en Guadeloupe, en juin 2024. (Sandrine Gueymard/Hans Lucas. AFP)
Publié le 15/12/2024 à 7h08
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