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Biodiversité : «L’IA pourrait permettre de réintégrer des espèces en danger dans des zones où elles pourraient se plaire»

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Un modèle d’IA promet d’accélérer le recensement des espèces végétales en Europe, et d’améliorer la préservation des écosystèmes. Le cofondateur du projet Pl@ntBERT, César Leblanc, explique comment l’outil pourrait faciliter le travail des botanistes.

Oyat, diotis blanc ou encore liseron composent le paysage floral des dunes du pourtour méditerranéen. (fhm/Getty Images)
Par
Swann Deseine
Publié le 29/11/2025 à 10h46

Sur les dunes mobiles du pourtour méditerranéen, oyat, diotis blanc ou encore liseron des dunes composent le paysage floral de la balade. Comment savoir si l’écosystème se porte bien, s’il est au complet, quelles espèces manquent à l’appel ? Premier du genre, le modèle d’intelligence artificielle Pl@ntBERT, lancé mi-octobre et notamment développé avec le soutien du Cirad, de l’Inria ou encore de l’Université de Montpellier, est capable d’apporter des réponses à ces questions des botanistes.

Révolutionnaire dans le domaine de la biodiversité, le principe est pourtant simple : transposer le principe des intelligences artificielles entraînées à la compréhension du langage humain à la biodiversité végétale. Plutôt que de savoir organiser des mots en une phrase correcte, Pl@ntBERT sait décrire avec cohérence la composition de la flore dans un espace donné. Cofondateur du projet initié il y a un an et demi, César Leblanc est doctorant en informatique à l’Université de Montpellier, spécialiste de l’IA. Pour lui, ce nouvel outil pourrait contribuer à rendre plus efficace la gestion des écosystèmes à l’échelle mondiale, selon ses concepteurs.

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