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Interview

COP 15 biodiversité : «L’échec n’est pas dans la science, mais dans le court-termisme et l’opportunisme politique»

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Inger Andersen, la directrice du Programme des Nations unies pour l’environnement, défend le «multilatéralisme», «seule voie pour résoudre la crise écologique». Et s’agace des critiques sur l’ingérence des lobbys industriels dans les processus onusiens.

Le 7 décembre à Montréal. Directrice du Programme des Nations unies pour l’environnement, la Danoise Inger Andersen fait le point à la veille de la clôture de la COP 15. (Andrej Ivanov/AFP)
ParCoralie Schaub
Envoyée spéciale à Montréal
Publié le 18/12/2022 à 11h08

A la veille de la clôture de la COP15 de l’ONU sur la biodiversité, lundi à Montréal, les ministres de l’Environnement du monde entier tentent de sortir de l’impasse les négociations visant à sceller un «pacte de paix avec la nature». Samedi, la présidence chinoise de cette Conférence des partis a certes promis de présenter une nouvelle «proposition de texte» ce dimanche à 8 heures (14 heures à Paris) et la conclusion d’un accord de compromis semble se dessiner. Mais toute la question est de savoir s’il s’agira d’un accord ambitieux ou d’un simple «accord de papier» ne permettant pas d’enrayer l’effondrement de la vie sur Terre, qui menace l’humanité.

Et les critiques montent quant à la

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