Retrouvez dans notre dossier tous les articles du «Libé des animaux» consacré à leur actualité.
C’est l’odeur qui vous cueille en premier quand vous passez la porte du local du centre Athénas. Une odeur âcre, relevée d’une pointe de propre. Puis c’est le bruit, une sonnerie de téléphone incessante, le robinet qui remplit des seaux, les seaux qui se vident dans l’évier, le pschitt qui désinfecte tout, les portes qui s’ouvrent et se ferment. Ça ne dérange plus Alice. Après six mois de volontariat, elle soulève un renard hors de sa cage d’une poigne experte, le visage concentré. «Pose sa tête de ce côté, on va enlever l’attelle» la guide Manon, recrutée par l’association à temps plein l’année dernière. Le renard lui, est arrivé il y a trois jours suite à une collision avec une voiture, la patte brisée. Pendant que l’une lui couvre la tête pour le calmer, l’autre défait le bandage.
Dans ce centre de sauvegarde de la faune sauvage, 99 % des animaux recueillis blessés l’ont été par des causes anthropiques. Par les voitures, trains et tracteurs, par les lignes électriques, les animaux domestiques, les tondeuses à gazons, les vitres et cheminées des maisons, le braconnage. Par l’homme. «Le grand nombre d’accidentés peut donner l’impression qu’ils prospèrent, mais ce n’est que le signe de notre emprise croissante sur les milieux naturels, sur leurs territoires», com




