A la citadelle de Saint-Tropez, les pins parasols sont partie prenante du paysage. Nombreux, ils embaument l’air de leur odeur sucrée de sève et protègent les promeneurs de leur ombre, précieuse en ce mois d’août. Le tableau semble idyllique. Mais si l’on observe bien, au sol, des souches s’additionnent. En 2023, 53 pins parasols, aussi appelés pins pignons, ont dû être coupés dans la commune varoise. Dont une trentaine juste ici, à la citadelle. «Nous n’avions pas le choix, ils étaient déjà morts», regrette le responsable des espaces verts et naturels de la ville, Clément Kaux. Tous tués par la cochenille-tortue, un insecte ravageur de quelques millimètres seulement et de couleur rouille qui s’attaque aux pins parasols de la région. «L’un d’eux avait plus de 100 ans. Ça fait mal au cœur», ajoute-t-il. Son regard se tourne vers un pin à proximité de la citadelle. Celui-ci a perdu sa couleur verte. Plus aucune épine ne le recouvre. Son écorce se détache de son tronc. «Pour cet arbre, on ne peut plus rien faire», se désole Clément Kaux. Lui aussi devra probablement être abattu cette année.
Reportage
Dans le Var, la lutte s’organise contre la cochenille-tortue, cauchemar des pins parasols
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L’insecte ravageur, introduit en France en 2021, a déjà décimé une cinquantaine de pins parasols à Saint-Tropez et s’est étendu dans douze communes du département. Les institutions locales cherchent les solutions, de l’introduction de coccinelles à un insecticide plus agressif.
Les pins attaqués sont tués en deux à trois ans. (Patrick Gherdoussi/Divergence)
Par
Laureline Condat
Envoyée spéciale à Saint-Tropez (Var)
Publié le 27/08/2024 à 18h08
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