Sur les hauteurs de Malaucène, aux pieds du mont Ventoux, un verger de cerisiers abandonné sert de cadre à une expérimentation scientifique. Entre les feuilles verdoyantes des arbres qui n’ont pas encore fleuri, Nicolas Borowiec, ingénieur de recherche à l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), s’applique à disperser de minuscules (1,5 mm de long) guêpes exotiques. Originaires du Japon, ces parasitoïdes – des insectes qui se développent à l’intérieur d’autres insectes en les tuant au passage – sont inoffensifs pour l’homme et porteurs d’un nouvel espoir pour les producteurs de cerises. Car leurs cultures sont ravagées depuis des années par Drosophila suzukii, une mouche invasive débarquée d’Asie du Sud-Est. Et les Ganaspis cf. brasiliensis, le nom scientifique des guêpes en question, seraient les seules à pouvoir contrer la drosophile des cerisiers.
Décryptage
Sous un ciel couvert, l’équipe de chercheurs de Nicolas Borowiec, rattachée à l’Institut Sophia Agrobiotech, ouvre un à un les dix tubes en plastique contenant les mic




