Si les règles du jeu économique fixées par les gouvernements ne changent pas et si les entreprises s’entêtent dans le statu quo, dans ce «business as usual» qui surexploite et détruit la nature, celles-ci risquent l’extinction pure et simple. En revanche, comprendre que toutes les entreprises dépendent de la nature, ont un impact sur elle et que toutes ont un intérêt vital à la bichonner est un gage de prospérité pour elles-mêmes comme pour l’ensemble de l’économie et des sociétés humaines. Telle est en substance la conclusion du rapport sur l’impact et la dépendance des entreprises vis-à-vis de la biodiversité, publié ce lundi 9 février par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), un organisme intergouvernemental indépendant souvent décrit comme le «Giec de la biodiversité».
Préparé pendant trois ans par 79 experts de 35 pays issus du monde scientifique et du secteur privé et ayant travaillé sur une revue de la littérature scientifique, sur des connaissances autochtones et locales et sur de la littérature «grise» (documents produits par l’administration, l’industrie, les ONG, les associations, etc.), le rapport a été approuvé par les représentants de plus de 150 gouvernements membres de l’IPBES. Il «intervient à un moment où des mesures urgent




