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Laurent Ballesta, plongeur et photographe des fonds marins : «En trois coups de palme nous changeons de planète, pas besoin de prendre une fusée»

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Des îles italiennes aux baies des Philippines en passant par les profondeurs de la banquise antarctique… «Libé» a demandé au biologiste de commenter ses photos sous-marines, qui livrent une vision d’un monde parallèle aussi énigmatique que flamboyant.

Le plongeur et photographe Laurent Ballesta, veut, plus que livrer un simple témoignage sur la beauté du monde sous-marin, susciter une «sidération inquiète» chez le grand public. (Laurent Ballesta)
Publié le 01/01/2026 à 15h41

Quelles étranges créatures se cachent dans les recoins inaccessibles de l’océan ? En plongeant en profondeur sous la banquise antarctique, sur les sites sous-marins des îles Eoliennes en Italie ou encore dans les baies envasées des Philippines, le photographe Laurent Ballesta a tenté, au fil des années, de percer les mystères du grand bleu. Dans son dernier livre, Loin du ciel (éditions Andromèdes), le biologiste marin de formation de 51 ans, plongeur expérimenté, a voulu, plus que livrer un simple témoignage sur la beauté du monde sous-marin, susciter une «sidération inquiète» au sein du grand public.

La peur, peut-être est-ce le dernier levier susceptible de forcer l’humain à respecter l’océan, s’interroge-t-il. Du face à face avec le cœlacanthe, ce poisson préhistorique qu’il fut le premier à photographier dans son milieu naturel en 2010, à sa découverte de la limule parfaite, un arthropode marin à la carapace cuivrée qui lui a valu le prestigieux prix Wildlife Photographer of the Year 2023 (compétition de photographie sur la vie sauvage dirigée par le Musée d’histoire naturelle de Londres), sans oublier les paysages surnaturels de la mer d’Adélie ou des profondeurs méditerranéennes, Laurent Ballesta livre sa visio

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