Après une année rythmée par les guerres, les catastrophes climatiques et une actualité souvent anxiogène, les animaux ont continué d’occuper une place particulière dans l’information, entre les découvertes scientifiques, les histoires de cohabitation parfois conflictuelles et les rares bonnes nouvelles. Sans occulter le déclin des espèces ni les effets déjà bien visibles du réchauffement climatique que Libération ne cesse de documenter ; on s’est attaché, ces douze derniers mois, à raconter aussi d’autres histoires animales, souvent insolites, parfois encourageantes. Voici notre bestiaire de l’année 2025.
JANVIER — En janvier, Paris a découvert qu’il compte presque deux fois plus de chats que de chiens, des scientifiques ont espéré freiner les maladies tropicales avec des moustiques au «sperme toxique» et une étude a dévoilé comment l’Inde a plus que doublé sa population de tigres en vingt ans.
FÉVRIER — En février, des scientifiques ont filmé pour la première fois une baudroie des abysses au large de Tenerife, on a découvert que les chants des baleines à bosse reprenaient des codes de la communication humaine, et le sanglier Rillette a enfin été autorisé à rester chez sa propriétaire.
MARS — En mars, la chouette hulotte a confirmé sa bonne santé en France, le Cambodge a réussi à réintroduire une espèce de crocodiles menacée, et les chants des oiseaux se sont révélés être bénéfiques pour notre bien-être et notre santé mentale.
AVRIL — En avril, un calmar colossal a été filmé pour la première fois après un siècle de recherches, certains oiseaux ont révélé leur technique d’épouvantail pour faire fuir pies et corbeaux, et le fossile d’une fourmi de l’enfer vieille de 113 millions d’années a été déterré au Brésil.
MAI — En mai, deux journalistes de Libération sont partis à la recherche de la biodiversité retrouvée au cimetière du Père-Lachaise, un canard suisse s’est fait flasher à plus de 50 km/h par un radar, et une association tentait de sauver les derniers chevaux sauvages de Przewalski dans les Cévennes.
JUIN — En juin, deux oursons britanniques se sont évadés de leur enclos pour un festin de miel, le papillon bogong a révélé son incroyable superpouvoir (se guider grâce aux étoiles sur mille kilomètres), et scientifiques comme plongeurs se mobilisaient pour protéger les hippocampes du bassin d’Arcachon.
JUILLET — En juillet, des scientifiques australiens sont tombés sur un phasme géant de 40 centimètres, une start-up s’est vantée de pouvoir ressusciter le moa géant disparu il y a 600 ans, et la victoire judiciaire posthume du coq Ricco a confirmé son droit à exister en tant qu’animal.
AOÛT — En août, des pêcheurs charentais ont sauvé des poissons piégés dans des cours d’eau à sec, les méduses ont rappelé leur rôle de mystérieuses sentinelles de l’océan, et la naissance exceptionnelle d’un bébé gibbon à mains blanches a été annoncée dans la Sarthe.
SEPTEMBRE — En septembre, un adorable poisson-limace bosselé a été filmé dans les abysses du Pacifique, les gorilles femelles se sont imposées comme les véritables reines de la jungle, l’Alaska a lancé son concours annuel de l’ours brun le plus gourmand et le brame du cerf s’est transformé en marathon diffusé en direct sur France.tv.
OCTOBRE — En octobre, une nouvelle petite souris a été trouvée au cœur de la jungle péruvienne, un crocodile marin vieux de 180 millions d’années a été reconstitué au musée de Lodève, et une morue australienne a pulvérisé un record de nage grâce à l’ouverture des barrages.
NOVEMBRE — En novembre, Michel Pastoureau a retracé l’histoire et les clichés autour de l’âne, deux espèces d’araignées se sont unies pour tisser la plus grande toile jamais observée, et une abeille cornue baptisée «Lucifer» a été découverte par hasard en Australie.
DÉCEMBRE — En décembre, on s’est rendu compte que les orques et les dauphins s’alliaient pour chasser le saumon royal, le castor a été reconnu comme un allié face au réchauffement climatique, et Libé a trouvé des ornithorynques !




