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Interview

Scientifiques opposés à l’A69 : «On continuera à se battre, on n’a pas le choix»

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Le chercheur CNRS en écologie politique Jean-Michel Hupé participait dimanche 22 octobre dans le Tarn à une conférence de scientifiques sur l’impact environnemental de l’autoroute Castres-Toulouse, lorsque celle-ci a été interrompue par les forces de l’ordre. Il rappelle en quoi ce projet nuit à la biodiversité.

Des militants écologistes à Saïx (Tarn), le samedi 21 octobre. (Charly Triballeau/AFP)
Publié le 23/10/2023 à 18h38

Le week-end de mobilisation à Saïx, dans le Tarn, pour contester l’A69 reliant Castres à Toulouse, laisse un arrière-goût amer. Dimanche, alors que des scientifiques donnaient une conférence sur place pour rappeler les enjeux environnementaux autour du projet, les forces de l’ordre sont intervenues à grands coups de lacrymogènes. Dans un communiqué commun, l’Atelier d’écologie politique (Atécopol), un collectif toulousain de plus de 200 scientifiques concernés par les enjeux écologiques, et le mouvement Scientifiques en rébellion ont exprimé leur «incompréhension et leur indignation quant à la violence et au moment choisi». Jean-Michel Hupé, membre d’Atécopol et chercheur CNRS en écologie politique, était sur scène au moment de l’assaut et maintient que les arguments avancés pour construire l’autoroute ne sont pas recevables.

L’intervention des forces de l’ordre était-elle vraiment une surprise ?

Oui. Nous étions au courant, via des déclarations ministérielles, qu’elles allaient déloger la ZAD à proximité. Les forces de l’ordre étaient présentes tout autour du camp, un hélicoptère tourn

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