Après les premiers flocons de l’année, la paralysie. Entre les chutes de neige attendues dans un large quart Nord-Ouest du pays lundi 5 janvier, mais aussi le verglas pressenti dans la soirée, 26 départements avaient été placés en vigilance orange par Météo France. En Ile-de-France, l’affaire a tourné à une extraordinaire pagaille : 1 025 kilomètres de bouchons ont été enregistrés à 18 heures, quand le précédent record, qui datait de février 2018, là aussi en raison de la neige, était de 739 km. Et, anticipant l’arrivée du verglas, la RATP a mis l’ensemble de ses bus franciliens et deux lignes de tramway à l’arrêt, dans leur intégralité.
«La neige est tombée sur les régions où on l’attendait : en Bretagne, avec des hauteurs pas très importantes et en Normandie, avec jusqu’à 7 centimètres. Mais en Ile-de-France, le manteau neigeux a carrément dépassé les prévisions initiales», explique à Libération Frédéric Long, prévisionniste chez Météo France. Mais si la paralysie systématique entraînée par la neige en région parisienne peut faire sourire dans des endroits plus habitués à ce phénomène climatique, c’est le verglas et ses conséquences qui ont sérieusement inquiété les travailleurs et les pouvoirs publics.
«J’ai anticipé mon départ du travail»
Dans l’après-midi, le préfet de police de Paris a décidé de limiter la vitesse à 80 km/h dans toute la région, interdisant de circulation les poids lourds de plus de 3,5 tonnes transportant des marchandises ou des matières dangereuses de circuler. Outre le résea




