Le lièvre a été levé par la Cour des comptes. A la demande de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, les magistrats se sont penchés sur l’efficacité du dépistage national du cancer du sein, le plus fréquent chez les femmes en France mais aussi le plus meurtrier, avec 12 000 décès chaque année. C’est que l’enjeu de santé publique est majeur : la détection précoce des tumeurs mammaires augmente considérablement les chances de guérison.
Depuis 2004, les autorités sanitaires invitent tous les deux ans les femmes de 50 à 74 ans à passer une mammographie prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sans avance de frais. Un dispositif, sur le papier, de nature à prémunir du pire les intéressées, sans discrimination de revenus ou de résidence. Or le bât blesse. Dans son rapport d’évaluation dévoilé mercredi 28 janvier, la Cour des comptes




