Depuis maintenant de longues semaines, le pont René-Thinat, qui traverse la Loire à Orléans (Loiret), a les pieds au sec. D’imposantes surfaces d’un mélange de sable et de cailloux se sont formées sous l’édifice, grandes comme plusieurs terrains de foot. Corbeaux, pigeons et oies cohabitent désormais sur cette sorte d’île géante, contournée de part et d’autre par de petites étendues d’eau que l’on peut traverser sans se mouiller plus haut que les genoux. Le soleil tapant, jeudi en milieu de matinée, sans le moindre nuage à des dizaines de kilomètres à la ronde, ne fait que renforcer l’impression de paysage désertique.
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En début de semaine, la préfète coordonnatrice du bassin Loire-Bretagne, Régine Engström, a placé les 1 006 kilomètres du plus long fleuve de France en état d’alerte renforcée sécheresse, entraînant une vague de restrictions allant de l’interdiction complète d’arrosage des pelouses pour les particuliers à la réduction de 50% du volume de prélèvement d’eau pour les agriculteurs. Une mesure justifiée par le très faible débit de la Loire pour un mois d’août, alors que l’étiage (le plus bas niveau des eaux) est normalement constaté en septembre. Et celui-ci se réduit comme peau de chagrin, conséquence des faibles pluies «de l’hiver et du début du printemps» qui n’ont «pas permis de reconstituer à leur niveau optimal les nappes du bassin», expliquait la préfecture du Loiret dans




