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Ski à tout prix

Avec la neige artificielle, les stations de sports d’hiver perdent la boule

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La biodiversitédossier
Des flocons en hiver, coûte que coûte : alors que l’enneigement diminue irrémédiablement, les stations deviennent accros à son substitut artificiel. Un non-sens pour les écologistes, qui pointent le risque de mal adaptation au réchauffement et le pillage des ressources en eau.
La piste de luge de la station de Villard-de-Lans, en Isère, continue de fonctionner grâce à la neige artificielle. (Thibaut Durand/Hans Lucas)
publié le 25 février 2025 à 20h19

C’est l’histoire d’une addiction à la poudreuse. Depuis quelques années, sur les flancs montagneux, les stations de ski sont sur la corde raide. Même si le début de cet hiver fait exception, l’or blanc à la source de leur modèle économique se raréfie à mesure que le changement climatique réchauffe les géants de granit et de glace. Dans ces territoires, la température moyenne a grimpé de 1,97 °C au cours du siècle dernier, selon Météo France, entraînant une diminution de l’enneigement. Désormais, certains mois, les gouttes de pluie se substituent aux délicats flocons. Un phénomène perceptible, ces derniers jours, dans les Alpes du Sud, où «le bilan de la neige est très déficitaire, voire catastrophique», écrit ce lundi 24 février le météorologue indépendant Paul Marquis sur le réseau social X.

70 % des stations équipées en Italie

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