La vague de chaleur de cette fin août restera dans les annales à bien des égards. Son caractère tardif, son intensité et la centaine de records absolus de températures battus en font un événement extrême inédit à l’échelle de la France, comparable à la canicule historique de 2003 pour le sud du pays. Depuis 1947, seules sept vagues de chaleur ont été mesurées en France après un 15 août, toutes au XXIe siècle. Et celle de 2023 s’avère – de loin – la plus sévère. Du 21 au 24 août, l’Hexagone a ainsi connu ses quatre journées les plus chaudes jamais enregistrées après un 15 août, selon l’indicateur thermique national (moyenne quotidienne sur 30 stations météorologiques représentatives de métropole et de Corse) qui a culminé jeudi à 27,8°C – pour une vague de chaleur, ce dernier doit être supérieur ou égal pendant un jour à 25,3 °C et il doit également être supérieur ou égal à 23,4 °C pendant au moins trois jours.
Interview
Canicule tardive : «Nous attribuons l’intensité du phénomène aux émissions de gaz à effet de serre, avec une confiance élevée»
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Le réchauffement climatique d’origine humaine est bien à l’origine de l’intensité de la vague de chaleur tardive qui vient de s’achever en France, selon une étude coordonnée par l’IPSL. Pour Davide Faranda, chercheur au CNRS et auteur principal de l’analyse, ce type d’évènement extrême deviendra la norme d’ici 2050 si nous ne baissons pas nos émissions de gaz à effet de serre.
A Nantes le 23 août 2023. (Stephane Mahe/REUTERS)
Publié le 28/08/2023 à 20h37
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