Il est aux alentours de 6 h 30, samedi 14 février, quand la digue qui protégeait Aiguillon (Lot-et-Garonne) rompt sous la poussée des eaux brunâtres et furieuses de la Garonne. En quelques minutes, tout bascule. Pour les près de 4 000 habitants, c’est la sidération, puis la panique. La plaine est engloutie, les routes disparaissent, l’eau s’infiltre partout. Les élus et les volontaires frappent aux portes pour aider les riverains à évacuer tandis que les sirènes déchirent le petit matin. La solidarité s’improvise dans l’urgence. Mais déjà, à mesure que le fleuve monte, la colère affleure.
Inondations
«C’est honteux de nous rejeter la faute» : en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, la colère enfle au sujet des digues, remparts abandonnés par l’Etat
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Dans les deux départements frappés par la crue de la Garonne, des élus dénoncent le transfert de compétences de la gestion de ces ouvrages protecteurs aux collectivités locales sans concertation ni moyens suffisants.
La Garonne en crue à Tonneins (Lot-et-Garonne), le 18 février 2026.
(Ed Jones/AFP)
Publié le 19/02/2026 à 16h59
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