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Réchauffement climatique

Le mois de janvier 2026 parmi les plus chauds jamais enregistrés

Malgré un hémisphère Nord plongé dans un froid marqué, le premier mois de l’année est l’un des cinq plus chauds jamais mesurés, notamment en raison de records de chaleur dans les pays du Sud, annonce ce mardi 10 février l’observatoire européen Copernicus.

Des personnes prennent des photos près de l'opéra de Sydney, à Circular Quay, par une journée chaude à Sydney, en Australie, le 27 janvier 2026. REUTERS (Flavio Brancaleone/REUTERS)
Publié aujourd'hui à 9h23, mis à jour le 10/02/2026 à 9h24

L’hiver est rigoureux en Europe, brûlant à l’échelle du monde. L’année 2026 a démarré avec un mois de janvier parmi les cinq plus chauds, assure ce mardi 10 février l’observatoire européen Copernicus, en dépit d’une vague de froid dans l’hémisphère Nord. «Janvier 2026 a été le cinquième mois de janvier le plus chaud au niveau mondial, avec une température moyenne de l’air en surface de 12,95 °C», écrit Copernicus dans son bilan mensuel.

Janvier 2026 est seulement 0,28 °C plus frais que le mois de janvier le plus chaud de l’histoire, mesuré en 2025, et 1,47 °C au-dessus de la moyenne de la période préindustrielle. «Janvier 2026 nous a rappelé de manière frappante que le système climatique peut parfois générer simultanément un temps très froid dans une région et une chaleur extrême dans une autre», affirme Samantha Burgess, directrice adjointe du service Copernicus sur le changement climatique, citée dans le communiqué.

De fait, l’hémisphère Sud a connu des records de chaleur au mois de janvier, entraînant des incendies meurtriers, précise Copernicus, citant l’Australie, où il a fait près de 50 °C, le Chili et la Patagonie. Les températures les plus élevées par rapport à la moyenne se trouvent dans l’Arctique, au Groenland, en Amérique du Sud, dans le nord de l’Afrique, ainsi qu’en Antarctique, écrit aussi l’observatoire européen.

Vagues meurtrières de froid

En parallèle, des vagues intenses de froid se sont multipliées ces dernières semaines dans l’hémisphère Nord, en particulier en Amérique du Nord, en Sibérie, ainsi qu’en Europe, causant le mois de janvier le plus froid depuis 2010 en Europe avec une température moyenne de -2,34 °C sur les terres.

Les vagues meurtrières de froid aux Etats-Unis ont entraîné des commentaires moqueurs du président américain, Donald Trump, sur la réalité du réchauffement climatique. «Est-ce que les insurrectionnistes environnementaux pourraient m’expliquer s’il vous plaît : QU’EST-CE QUI EST ARRIVÉ AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?» a-t-il écrit le 23 janvier, sur sa plateforme Truth Social.

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