Un bien curieux manège que cette 30e conférence mondiale sur le climat tenue à Belém (Brésil). Tous ces costards, ces pas pressés, ces micros tendus, ces estrades, ces ronronnements du climatiseur, ces arbres comme plantés dans la moquette, ces jaguars prêts à bondir de leur fresque, ces stands multicolores plus ou moins «tech», ces journées sans lumière du soleil. Tout au long de cette COP30, prévue pour se terminer officiellement ce vendredi 21 novembre, Luana Da Silva a déambulé à travers l’immense bâtiment gris qui abritait la «zone bleue» du sommet – l’espace formel des pourparlers réservé aux délégations gouvernementales, aux négociateurs, aux observateurs et aux journalistes accrédités. Elle aussi a pu obtenir le Saint Graal du badge. Comme 360 autres représentants des peuples autochtones brésiliens. «C’était un rêve, et pourtant il y a eu des jours où j’ai eu l’impression d’avoir la tête qui tourne tant je me sentais comme une étrangère ici, dans mon propre pays, témoigne-t-elle. Au milieu de cette fausse nature
Analyse
COP30 : pour les peuples autochtones, «dans ces espaces de diplomatie, certaines de nos voix peuvent être réduites au silence»
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Le sommet climat de Belém a accueilli de nombreux représentants des communautés indigènes du Brésil comme observateurs. Malgré quelques avancées, ils témoignent d’un profond sentiment d’insatisfaction à l’approche de la fin de l’événement, qui doit officiellement se terminer ce vendredi 21 novembre.
Dans activistes autochtones pendant une manifestation en marge de la COP30 de Belém, lundi 17 novembre. (Andre Penner/AP)
Publié le 21/11/2025 à 12h15
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