Les locaux de la COP30 se sont embrasés, et désormais, les négociations prennent feu. Symbole d’une planète ravagée, l’incendie survenu jeudi 20 novembre en plein cœur du site brésilien accueillant le sommet climatique mondial, à Belém, a entraîné un retard non négligeable dans les négociations qui devaient, théoriquement, se terminer ce vendredi 21 novembre avant la tombée de la nuit. Ce serait toutefois une erreur de penser que ces flammes, très vite maîtrisées, sont à l’origine de la situation hors de contrôle dans laquelle s’enfonce la conférence. La vérité, c’est qu’après deux semaines de pourparlers, les 194 parties restent profondément divisées sur de nombreux points qui définiront l’issue de cette COP, attendue au tournant dix ans après l’adoption de l’accord de Paris.
Au centre de la querelle diplomatique se trouve l’ambitieux projet d’inclure, dans le texte final, des engagements sur une sortie progressive des combustibles fossiles. «Nous savons que si nous ne renforçons pas l’accord de Paris, pour lequel nous avons tant combattu toutes ces années, tout le monde perdra, a déclaré la mine g




