Menu
Libération
Mobilisation

COP30 : une trentaine de pays menacent de bloquer un projet d’accord s’il ne prévoit pas la sortie des énergies fossiles

Selon la règle, le président de la conférence doit parvenir à forger un texte capable de réunir un consensus. Depuis la COP28, le sujet des énergies fossiles semblait mis de côté.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pendant la cérémonie d'ouverture de la COP30 à Belém, au Brésil, le 10 novembre. (Adriano Machado/REUTERS)
Publié le 21/11/2025 à 8h13

Coup de pression. Une trentaine de pays ont écrit jeudi 20 novembre à la présidence brésilienne de la conférence sur le climat de l’ONU (COP30) pour lui demander de revoir sa copie et d’inclure une feuille de route pour la sortie des énergies fossiles. «Nous vous devons l’honnêteté : sous sa forme actuelle, la proposition ne remplit pas les conditions minimales pour un résultat crédible à cette COP, écrivent les signataires, parmi lesquels la France, la Colombie, le Royaume-Uni ou encore l’Allemagne et la Belgique. Nous ne pouvons pas soutenir un texte qui n’inclue pas de feuille de route pour une transition juste, ordonnée et équitable vers la sortie des combustibles fossiles.»

Alors que la COP30 doit se terminer vendredi soir, son président, le diplomate André Correa do Lago, est attendu au tournant par les près de 200 pays réunis à Belém depuis la semaine dernière pour forger un texte capable de réunir un consensus, selon la règle des COP. Sa dernière ébauche de texte ne fait pas mention des énergies fossiles. «Nous sommes profondément préoccupés par la proposition actuelle, à prendre ou à laisser», dénoncent encore les pays à l’origine de cette lettre à la présidence.

La sortie du pétrole, du charbon et du gaz, largement responsables du réchauffement, est revenue dans le débat avec force à Belém alors que le sujet semblait impossible à raviver depuis un premier appel à la COP28 à Dubaï il y a deux ans.

Le président Lula lui-même prône une «feuille de route» pour accélérer cette sortie depuis le début du sommet. Mais, selon un négociateur qui souhaite rester anonyme, la Chine, l’Inde, l’Arabie Saoudite, le Nigeria et la Russie y ont opposé une fin de non-recevoir.

Dans la même rubrique