C’est l’histoire d’une grande baignoire restée assez peu remplie durant des millénaires. Un robinet l’alimentait doucement tandis qu’une bonde vidangeait au même rythme, dans un bel équilibre. Mais, désormais, l’eau coule à flots, le surplus peine à être évacué et la baignoire menace de déborder. Cette baignoire, c’est une image de notre atmosphère. L’eau pourrait symboliser le CO2, majoritairement émis par la combustion de pétrole, gaz et charbon. Plus ce gaz à effet de serre s’accumule dans l’air, plus le climat se réchauffe. Heureusement, il y a la bonde : les continents (forêts et sols) et les océans. Depuis plusieurs décennies, chacun de ces puits de carbone naturels absorbe chaque année environ un quart des émissions, soit au total la moitié du CO2. L’autre moitié reste dans l’atmosphère. Sans ces écosystèmes, le changement climatique en cours serait encore plus sévère. Mais récemment, ce mécanisme naturel s’est réduit brusquement.
Climat
Coup de mou passager ou effondrement ? Pourquoi les forêts et les sols captent beaucoup moins de CO2
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Alors que les puits de carbone terrestres ont pompé très peu de CO2 en 2023 et que l’année 2024 semble être dans la même veine, 2025 sera une année cruciale pour comprendre si ces aspirateurs naturels sont en train de s’affaiblir durablement, au risque d’un emballement du climat.
Les tourbières font partie des puits de carbone naturels, aujourd'hui menacés par le changement climatique. (Cyril Entzmann/Divergence)
Publié le 19/03/2025 à 13h09
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