La dépression Ingrid, à l’origine de pluies, vents et fortes vagues dans plusieurs départements bretons, perd en puissance ce samedi 24 janvier, mais le risque de crue perdure face à des sols déjà saturés et des cours d’eau sortis de leur lit. Les vigilances orange crues sont donc maintenues ce jour pour le Finistère, le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine.
Selon le site Vigicrues, des tronçons de l’Odet (dans le Finistère), de la Laïta (dans le Finistère), du Blavet (dans le Morbihan) et de l’Oust (Morbihan, Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine) sont concernés par cette alerte. Des «débordements dommageables sont observés ou attendus» sur ces quatre rivières.
Météo
A l’exception du Finistère, où Météo-France a annoncé une prolongation de la vigilance orange «pluie-inondations» jusqu’à 16 heures ce samedi, les intempéries devraient toutefois baisser en intensité.
Après des rafales atteignant 109 km/h à Quimper et un peu plus de 130 km/h sur les caps exposés, la vigilance orange «vent violent» est levée dans le Finistère, selon Météo-France.
Dans les Alpes, où un épisode neigeux «court mais assez intense» s’est déclenché vendredi après-midi, la vigilance orange «neige-verglas» a été levée pendant la nuit, en Isère, en Savoie et Haute-Savoie, selon Météo-France.
A Quimperlé (Finistère), où la Laïta est sortie de son lit, la décrue va néanmoins «être vraiment très lente», a déclaré le maire de la ville, Michaël Quernez, alors qu’un nouveau pic de crue était attendu ce samedi matin vers 9 heures.
Reportage
En Ille-et-Vilaine, département fortement touché par des inondations il y a un an, plusieurs villes maintiennent ce samedi leurs dispositions pour éviter de nouveaux dégâts. Rennes a activé son plan communal de sauvegarde dès mercredi, et en aval sur la Vilaine, la ville de Saint-Nicolas-de-Redon a installé vendredi des protections anti-inondations dans un quartier où plusieurs dizaines de logements et d’entreprises avaient été inondés en janvier 2025.
«C’est préventif, pour rassurer les habitants et éviter de raviver le traumatisme, y compris psychologique, des crues de janvier 2025», explique Jean-François Mary, président d’Eaux et Vilaine et président de Redon Agglomération.




