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Interview

«Depuis un an, Extinction Rebellion a beaucoup plus de mal à mobiliser»

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Alors que le mouvement de désobéissance civile entame sa deuxième journée d’actions à Londres, Graeme Hayes, sociologue, spécialiste des mouvements environnementaux, analyse la portée de ces mobilisations.

Manifestation d'Extinction Rebellion, à Londres, mardi. (Henry Nicholls/Reuters)
Publié le 24/08/2021 à 18h19

Lundi, ils étaient environ 2 000 à bloquer un carrefour de Londres à l’aide d’une table rose géante, ce mardi ils sont partis à l’assaut de Whitehall, siège traditionnel du gouvernement britannique, pour protester contre le financement d’industries d’énergies fossiles. Les militants du groupe de désobéissance civile non-violent Extinction Rebellion (XR) ont entamé quinze jours d’actions dans le but de sensibiliser la population aux enjeux du dérèglement climatique et d’influencer les gouvernements. Le sociologue Graeme Hayes, spécialiste des mouvements environnementaux et maître de conférences à l’université d’Aston, à Birmingham, étudie le mouvement depuis sa création, en 2018. Pour le chercheur, XR marque le pas et doit aujourd’hui s’ouvrir aux partis politiques de gauche pour retrouver un second souffle.

Les actions d’Extinction Rebellion semblent moins mobiliser que par le passé. La crise sanitaire a-t-elle cassé leur dynamique ?

Depuis un an, je pense

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