Les précieux puits de carbone continentaux de notre planète risquent de s’effondrer mais qu’en est-il du moins connu et pourtant tout aussi important puits de carbone océanique ? Comme les forêts et les sols, le grand bleu est capable de capter et de stocker le CO2 présent dans l’atmosphère. La proportion des deux puits naturels (continent et océan) dans le bilan carbone de l’humanité est même aujourd’hui quasiment identique. «Ces dix dernières années, nous avons émis environ 40 milliards de tonnes de CO2 par an si on compte la combustion du pétrole, du charbon, du gaz et la déforestation, expose l’océanographe et climatologue Laurent Bopp, directeur de recherche CNRS au laboratoire de météorologie dynamique. Et sur ces 40 milliards, un peu moins de 50 % s’accumulent dans l’atmosphère, 30 % dans la biosphère continentale et 25 % dans l’océan.»
Climat
Dérèglement climatique : l’océan, un puits de carbone «incroyablement résilient»
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Les océanographes tentent de percer le mécanisme du stockage de CO2 par l’océan. Malgré son altération due aux activités humaines, cette source d’absorption de dioxyde de carbone semble mieux résister que les puits de carbone continentaux.
Les phytoplanctons absorbent du CO2 et le transforment en matière organique, appelée «neige marine». (S. Honjo/Woods Hole Oceanographic Institution)
Publié le 20/03/2025 à 7h47
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