«Qu’est-ce que vous voulez qu’il fasse de plus», demande Sylvie sur le pas de sa porte, dans le centre-ville d’Arques (Pas-de-Calais), sans vraiment attendre de réponse. Juste en face de la maison de la jeune femme en pyjama et doudoune, le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, rencontre le maire Benoît Roussel. «On n’attend plus rien d’eux», lance sèchement Sylvie dont la cave a été complètement inondée par le débordement de l’Aa mercredi. En déplacement dans le département pour évaluer les dégâts de ces nouvelles inondations après celles – historiques – de novembre, le ministre promet «des réponses exceptionnelles» dans les prochains jours, le tout annoncé devant la cour d’une école transformée en étang.
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Mais pour Sylvie, quoi que disent Béchu et son collège Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, lors de leur visite du jour, ce sont des «belles paroles», et c’est tout. «Ce qu’on vit, ce n’est pas dans le manuel. Nous devons changer nos pratiques et nos conceptions face aux catastrophes naturelles, qui s’accélèrent avec le dérèglement climatique», délaie Béchu. De la langue de bois liquide même s’il assume de réfléchir «sans tabou» à déclarer de nouvelles zones inhabitables. «Il faut limiter l’étalement urbain




