C’était il y a dix jours, dans une des salles de réception du ministère des Affaires étrangères à Paris. L’air malicieux comme à son habitude, toujours le mot pour amuser la galerie, le chercheur écossais Jim Skea, 72 ans, président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), semblait comme un poisson dans l’eau parmi les dorures et la centaine de collègues invités par le gouvernement français pour lancer, officiellement, le septième cycle des travaux de l’instance scientifique. «C’est ma seconde visite au Quai d’Orsay. La première fois, j’avais confié au ministre mon espoir secret de voir, lors de ma prochaine venue, une tapisserie symbolisant la signature de l’accord de Paris…» Un vœu pieux : ce vendredi 12 décembre, le dixième anniversaire de l’accord de Paris est fêté en catimini au ministère de la Transition écologique, et n’aura pas les honneurs de l’Elysée.
Entretien
Jim Skea, président du Giec : lors de l’accord de Paris, «nous n’avions pas anticipé à quel point le climat allait évoluer si vite»
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Une décennie après la COP 21, qui ambitionnait de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, le chercheur écossais revient sur ce moment historique, les obstacles au multilatéralisme climatique et affirme avec vigueur que la vérité scientifique est «non négociable».
Le président du Giec, Jim Skea, le 3 octobre 2023, à Londres. (Turkina Faso/Libération)
ParAnaïs Moran
Publié le 11/12/2025 à 19h58
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