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Changement climatique

La sécheresse au plus bas en Europe depuis 2022, mais seulement en surface

Selon un rapport publié ce lundi 21 août, la sécheresse des sols concernait 28 % du territoire européen début août, contre 55,8% l’année dernière. Mais le niveau des nappes phréatiques reste très bas.

Le fond du lac artificiel de Montbel, le 18 août 2023. (Alain Pitton/NurPhoto. AFP)
Publié le 21/08/2023 à 14h49

Les sols se rétablissent mais pas les sous-sols. En reflux depuis la mi-juin, la sécheresse est descendue au début du mois d’août à son plus bas niveau depuis janvier 2022 en Europe et sur tout le littoral méditerranéen, selon un rapport de l’Observatoire européen de la sécheresse (EDO) publié ce lundi 21 août. Du 1er au 10 août, la sécheresse des sols concernait 28 % du territoire européen, contre 55,8 % l’année dernière sur la même période.

Début août, les pays d’Europe centrale, qui étaient très affectés au début de l’été, sortaient progressivement de leur épisode de sécheresse, avec 26% de terres concernées en Allemagne (contre 96% au pic) et 67% en Pologne (contre 95%). Même tendance en France, où 21% des terres étaient touchées début août, contre 64% début juin. L’indicateur européen, actualisé tous les dix jours environ, se fonde sur les anomalies des précipitations, de l’humidité des sols et de l’état de la végétation, selon les régions et les types de climat.

Ces données peuvent interpeller à la vue des incendies à répétition qui touchent le sud de l’Europe, de l’Espagne à la Grèce, et des records de températures attendus cette semaine en France. Mais d’autres pays ont enregistrés des pluies notables depuis plusieurs mois, notamment dans l’Hexagone - ce qui n’exclut pas le réchauffement climatique.

En revanche, l’indicateur de l’Observatoire européen de la sécheresse ne prend pas en compte le niveau des nappes phréatiques, qui restent par exemple en France à un niveau anormalement bas. Les déficits de pluie accumulés ces dernières semaines ne permettent pas de recharger les nappes : en période estivale, l’eau de pluie est prioritairement captée par la végétation en manque d’eau, ralentissant le rechargement des sous-sols.

Si la sécheresse des sols est moins forte cette année, après une année 2022 extrêmement aride, les données récentes demeurent exceptionnelles. La proportion de terres touchées par la sécheresse n’est tombée que très rarement sous la barre des 30% depuis le printemps 2021. Une bonne nouvelle en surface et à court terme.

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