Menu
Libération
Newsletter «L»

Les violences sexistes, fléau caché du dérèglement climatique

Réservé aux abonnés

Une étude de l’université de Cambridge, publiée en juin, explore la corrélation entre les catastrophes météorologiques et l’exacerbation des moteurs de violences ciblant les femmes ou les minorités sexuelles.

Un incendie en Californie, en octobre 2019. (Noah Berger/AP)
Publié le 08/07/2022 à 12h00

L, la newsletter féminisme et sexualités de Libération, sort samedi. Pour recevoir L, inscrivez-vous ici !

Tempêtes, inondations, sécheresses, vagues de chaleur ou incendies ravagent désormais à une fréquence presque métronomique notre planète. Laissant les filles, femmes et minorités sexuelles ou de genre prises entre deux feux. Une étude de l’université de Cambridge publiée en juin dans la revue The Lancet rappelle que «les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes affectent négativement les vies humaines, les écosystèmes et les économies». Augmentation du risque de maladies infectieuses, symptômes respiratoires, systèmes sociaux perturbés… derrière ces conséquences évidentes du dérèglement climatique s’en logent d’autres moins connues, comme l’augmentation de la violence basée sur le genre. Un constat dressé par l’équipe de chercheurs après l’analyse de 41 études explorant ces événements météorologiques extrêmes et leur corrélation avec les violences sexistes sur tous les continents. «Les événements extrêmes ne provoquent pas eux-mêmes de violence sexiste, mais ils exacerbent plutôt les moteurs de la violence ou créent des environnements qui permettent ce type de comportement»,

Dans la même rubrique