Les Européens viennent officiellement de se doter d’un cap climatique pour 2040. Non sans peine, et sans renoncements. In extremis, aussi, avant que sonne à Belém, au Brésil, le prélude de la COP30, avec un pré-sommet dédié aux allocutions des chefs d’Etat (la conférence mondiale sur le climat débutera formellement le 10 novembre). Ce mercredi 5 novembre à Bruxelles, après plus de vingt-quatre heures de pourparlers, les ministres de l’Environnement ont entériné, à la majorité qualifiée, l’objectif de réduire de 90 % les émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici quinze ans (par rapport au niveau de 1990).
Les Vingt-Sept se disputaient depuis plus d’un an sur le chiffre de ce jalon intermédiaire, crucial pour garantir une trajectoire cohérente entre la cible fixée à horizon 2030 (-55 % des émissions) et l’atteinte de la neutralité carbone en 2050 ; deux engagements d’ores et déjà inscrits dans la loi européenne pour le climat, auxquels devrait donc venir s’ajouter l’objectif 2040 (il faut encore que celui-ci




