Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le nord du Pakistan ont fait au moins 393 morts, selon le dernier bilan annoncé mardi 19 août par les autorités, ce qui porte à plus de 700 le nombre de morts, dont de nombreux enfants, depuis le début de la mousson fin juin. A ce terrible nombre, vient s’ajouter la disparition d’une centaine de personnes qui «pourraient être coincées sous les débris de leurs maisons ou avoir été emportées par les eaux», a prévenu Asfandyar Khattak, de l’Autorité provinciale de gestion des catastrophes.
356 décès ont été recensés dans la seule province montagneuse du Khyber-Pakhtunkhwa, frontalière de l’Afghanistan, a précisé l’organisme. Mardi, à la télévision nationale, le général Inam Haider, président de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes, a prévenu : «l’épisode de pluies torrentielles va continuer jusqu’à samedi». «Et un autre est attendu à la fin du mois», a-t-il ajouté, dans un pays où les 255 millions d’habitants voient les phénomènes climatiques extrêmes se multiplier sous l’effet du changement climatique, selon les scientifiques.
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En outre, un hélicoptère des secours pakistanais s’est écrasé vendredi 15 août, alors qu’il se rendait sur des zones sinistrées par des coulées de boue provoquées par les pluies, a annoncé le chef du gouvernement provincial. «Les cinq membres d’équipage parmi lesquels deux pilotes sont morts», a précisé Ali Amin Gandapur, ministre en chef de la province du Khyber-Pakhtunkhwa.
Torrents d’eau et de boue
Dans l’Inde voisine, les inondations ont emporté au moins 60 personnes et 80 autres sont portées disparues. Des torrents d’eau et de boue ont dévasté jeudi le village de Chisoti, dans le district de Kishtwar, à environ 200 km de la Srinagar, la capitale de la partie du Cachemire sous administration indienne. Selon le directeur de l’hôpital de la région, plus de 100 personnes ont été admises depuis la catastrophe. «La plupart des blessés souffrent de traumatismes crâniens, de fractures osseuses et de côtes cassées», a-t-il déclaré, ajoutant que «des corps continuaient d’être retrouvés sous la boue et les décombres».
Ces dernières années, les moussons sont de plus en plus dévastatrices, aggravées par le réchauffement climatique qui accentue les pluies torrentielles. En 2022, plus de 33 millions de Pakistanais ont été touchés par des inondations qui ont fait plus de 1 700 morts. Près d’un million de maisons avaient été détruites ou gravement endommagées, 80 000 hectares de terres cultivables ont été ravagés et plus de 3 400 kilomètres de routes et 149 ponts ont été emportés par les eaux.
Mise à jour le 19 août avec le nombre de disparus.




