Ces trois derniers jours, des scientifiques ont bloqué – quelques heures – les entrées du Hotel Berlin Central District (où se tiennent les réunions du World Health Summit), du ministère des Finances allemand et du ministère des Transports. Depuis quelques mois, la présence de blouses blanches dans les actions militantes de défense de l’environnement est de plus en plus courante. Ce mois-ci, le mouvement «Scientist Rebellion» (en lien avec Debt for climate et Letzte Generation) a ciblé l’Allemagne pour pousser le gouvernement à agir et à admettre que l’objectif de maintenir la hausse de température sous 1,5°C ne pourra pas être atteint.
Elodie Vercken, chercheuse en écologie au sein de l’Inrae, fait partie de la délégation française sur place. Elle se fait violence pour participer à ces actions de désobéissance civile. «C’est très angoissant. En tant que scientifique, on a plus l’habitude d’avoir une relation simple à l’autorité», explique-t-elle à Libération par téléphone. Elle agit pour demander une réaction politique à la hauteur des enjeux, c’est-à-dire de «placer le principe de durabilité écologique en premier par rapport à tous les autres. La priorité absolue doit être d’assurer un avenir soutenable pour tous».
+++ BREAKING +++
— Scientist Rebellion (@ScientistRebel1) October 18, 2022
60 scientists from 12 European countries are blocking the Federal Ministry of Digital Affairs and Transport in #Germany.
We demand an urgent decarbonisation of the German transport sector.#UniteAgainstClimateFailure pic.twitter.com/Fq5Ttm8EXR
«Les scientifiques ne peuvent pas se contenter des tribunes»
«Des scientifiques de toute l’Europe se sont réunis en Allemagne pour multiplier les actions pendant quinze jours jusqu’à obtenir la satisfaction de nos revendications. Une des questions sera comment la police allemande réagit. Dans certain




