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Réchauffement climatique : le stockage souterrain du CO2, un «outil limité» au potentiel surestimé

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Dans une étude publiée ce mercredi 3 septembre dans la revue «Nature», des chercheurs ont pour la première fois cartographié les zones où injecter du dioxyde de carbone dans le sous-sol «sans risque» de déclencher des tremblements de terre ou de contaminer l’eau potable. Mais selon eux, la capture et le stockage de ce gaz ne permettraient pas d’empêcher des hausses mondiales de température.

La Norvège mise sur le projet Northern Lights pour séquestrer le gaz en mer du Nord. (Leon Neal/AFP)
Publié le 03/09/2025 à 17h16

Et si la quantité de CO2 stockable dans les sous-sols de la planète avait été surestimée ? C’est la conclusion d’une équipe internationale de chercheurs publiant ce mercredi 3 septembre leurs travaux dans la prestigieuse revue Nature. En cartographiant les bassins sédimentaires de la planète – ces portions de la croûte terrestre sur lesquelles d’épaisses couches de sable, de boue et de composants organiques se sont accumulées sur plusieurs millions d’années – les scientifiques ont estimé à 1 460 gigatonnes la quantité de dioxyde de carbone potentiellement injectable sous terre «sans risques» afin de limiter la hausse du thermostat mondial. Un chiffre dix fois moins important que les pr

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