Des points rouges partout sur le globe. Des sécheresses en Afrique australe, des canicules en Asie du Sud-Est, un dôme de chaleur aux Etats-Unis, des températures record en Scandinavie ou Amérique centrale. Bien que les conditions météorologiques se révèlent plutôt humides en France, de nombreuses régions sur la planète suffoquent et subissent, depuis plusieurs semaines, une flambée du thermomètre. L’Inde a fermé ses écoles. Le Mexique compte déjà une soixantaine de morts directement liée à ces conditions extrêmes. Les récoltes en Zambie ont été brûlées par le soleil et décimées par le manque d’eau, entraînant des «millions de personnes au bord de la famine», affirme le Fonds monétaire international. Et le mercure continue d’afficher des données exceptionnelles aux quatre coins du monde, avec des températures supérieures à 45 °C à l’ombre.
Climat
A l’échelle de la planète, ce dernier mois fut redoutable. Selon le rapport mensuel de l’observatoire européen Copernicus rendu public mercredi, jamais un mois de mai n’avait été aussi chaud dans l’histoire des données. Le record était tenu jusqu’alors par le mois de mai 2020 avec ses 15,72 °C. Cette fois-ci, la moyenne de la température mondiale est montée à 15,91 °C, franchissant symboliquement de +1,52°C la moyenne estimée du mois de mai pour la période de référence préindustrielle 1850-1900. «C’est un moment critique pour le climat […]. Nous jouons à la roulette russe avec notre planète. Non seulement nous sommes en danger, ma




