«Vous allez voir, il va y avoir une éclaircie.» Ce dimanche 6 août, l’optimisme du météorologue Robert Vautard a même contaminé le ciel. Alors que la bruine et les nuages offraient un matin morose, le soleil a finalement éclairé vers midi les montagnes encerclant la Féclaz, station de ski savoyarde où il s’est réfugié pour les vacances. Le vent froid et les 10 degrés rappelant toutefois que, par certains endroits, la France vit un été exceptionnellement frais. «Normalement, à cette époque on crève de chaud !» rapporte le nouveau coprésident du groupe 1 du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), chargé d’étudier et de quantifier la dimension scientifique du changement climatique. Le chercheur de 60 ans, qui vit en région parisienne le reste du temps, a succédé fin juillet à la paléoclimatologue de renommée mondiale Valérie Masson-Delmotte, dont il estime «énormément» le travail. «Si j’ai pu être élu, c’est grâce à ce qu’elle a accompli lors du sixième cycle d’évaluation [un cycle dure sept ans, ndlr
Rencontre
Robert Vautard, un éco-actif au sommet du Giec
Réservé aux abonnés
Le scientifique, directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace, a été élu coprésident du groupe 1 au sein de l’organisme intergouvernemental d’experts du climat. Ce spécialiste des événements extrêmes, féru de montagne où il pratique la randonnée et le deltaplane, livre à «Libé» sa feuille de route, optimiste, pour lutter contre la crise climatique.
Robert Vautard à la Féclaz (Savoie), dimanche. Le météorologue estime que «nous ne sommes pas foutus». (Pablo Chignard/Libération)
Publié le 12/08/2023 à 14h13
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus