Ce vendredi 20 février, deux scientifiques, autrices du Giec (le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), Valérie Masson Delmotte et Céline Guivarch, ont été appelées à la barre de la 34e chambre du tribunal judiciaire de Paris pour témoigner à l’audience sur le fond du procès civil contre TotalEnergies. Dans cette procédure inédite en France qui a débuté en 2020, des ONG et la ville de Paris réclament que l’entreprise respecte une trajectoire compatible avec l’engagement de l’accord de Paris signé par les Etats lors de COP21 de 2015, visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré par rapport à la période préindustrielle. Ce qui impliquerait la cessation des nouveaux projets d’hydrocarbures de l’entreprise ainsi qu’une réduction de la production de pétrole de 37 % en 2030 et de 25 % d’ici 2030. Des demandes «irréalistes» et «fantaisistes» pour Me Denis Chemla, avocat de TotalEnergies.
Rapports du Giec sous le bras, Valérie Masson Delmotte s’avance pour la première fois à la barre d’un contentieux climatique sur le sol fra




