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Enquête

Contamination de l’eau potable aux Pfas : 60 000 personnes concernées, les autorités s’inquiètent

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Les interdictions de boire de l’eau du robinet se multiplient dans le Grand Est à cause de «polluants éternels». Une situation vouée à se «multiplier», d’après le gouvernement qui a lancé une mission d’inspection, selon nos informations.

A la Ferté-sur-Chiers (Ardennes), le 27 octobre. Certains jours, de la mousse se forme à la surface de la rivière. L’eau de source de la commune montre aujourd'hui un niveau de concentration de 0,479 μg/L pour la somme de 20 Pfas. La réglementation préconise que cela ne dépasse pas 0,1μg/L. (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
Publié le 06/11/2025 à 17h13

Treize communes dans les Ardennes, sept dans le Haut-Rhin, quatre dans la Meuse, deux dans les Vosges. Actuellement, environ 60 000 habitants, selon le ministère de la Santé, dans 26 municipalités, ne peuvent plus boire l’eau du robinet, trop chargée en Pfas. Dans une minorité de cas, seuls les plus fragiles (femmes enceintes, nourrissons…) ne doivent pas la consommer. Ces restrictions d’usage restent marginales, mais se sont multipliées en 2025. «Ce n’est pas anecdotique, c’est extrêmement préoccupant, pointe Yves Lévi, professeur émérite de santé publique et d’environnement à l’université Paris-Saclay. Il y a un effet boomerang de la chimie moderne et nous sommes en train de découvrir l’ampleur de la catastrophe.»

Les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, fabriquées depuis les années 1

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