L’effondrement se poursuit. Sur neuf limites planétaires, une sixième vient d’être officiellement dépassée : celle du cycle de l’eau douce. Divisée en deux catégories, eau verte – absorbée par les végétaux – et eau bleue – qui s’écoule jusqu’à la mer –, le cycle de l’eau est l’une des variables indispensables à la viabilité de notre environnement. Pour la première fois étudiée dans le cadre des limites planétaires, la perturbation du cycle de l’eau verte a de graves conséquences sur la qualité des sols. Or, selon une étude du Potsdam Institute et du Stockholm Resilience Centre, publiée mardi dans la revue Nature, l’humain a profondément et gravement perturbé ce cycle. Si les ressources en eau bleue se situent toujours dans la zone de sécurité, l’eau verte, elle, atteint des seuils critiques. Conséquence : les sols s’assèchent et se désertifient, mettant en péril tout l’équilibre du système Terre, dont l’ensemble du vivant dépend. Emma Haziza, chercheuse en adaptation et atténuation du changement climatique et hydrologue, alerte su
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Cycle de l’eau douce perturbé: «Nous courons à notre perte»
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Sécheresse, désertification, dégradation des sols… Le cycle de l’eau verte, soit celle absorbée par les végétaux, est profondément perturbé et a de lourdes conséquences sur la viabilité de notre environnement. Emma Haziza, hydrologue, lance l’alerte.
Pour la première fois étudiée dans le cadre des limites planétaires, la perturbation du cycle de l’eau verte a de graves conséquences sur la qualité des sols. (Sophie Debove/iStockphoto.Getty Images)
Publié le 30/04/2022 à 8h45
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